Il est dans la voix.
Le silence habite les mots et ce qu'ils signifient.
Comme il réside dans la voix, celle qui chante, celle qui parle, celle qui murmure, celle qui hurle.
Mais il baillone le sens, l'intelligibilité des paroles.
Absence.
Jamais ne sont morts les accents, les inflexions, les vibrations de la voix ou du corps.
Ils persistent.
Ils résistent.
Le silence de l'intérieur, c'est un souffle autour de rien.
C'est LA geste de la voix.
On peut crier.
On peut avoir la voix puissante et tragique d'une Kirstin Flaagstaad.
On peut murmurer comme dans un film de Resnais.
La voix, étrange objet qui troue le silence et qui, sitôt advenue s'éteint et retourne au silence comme si elle en était née.
Évènement éphémère, aérien, sitôt surgie, sitôt dérobée.
La voix comme la danse.
Volatile, évanescente, immatérielle, rayonnante et parfois ombreuse.
La voix comme une prière, une magie.
Habitée.
La voix et le silence, Charybde et Scylla à la pointe du rien, dans l'impossible limite.
Et l'objet du désir reste indéfinissable, seul se marque le point de résistance où se tenir, le point où sauvegarder l'infinie capacité à aimer l'Absent, le Silencieux, la Bouche d'ombre, ma Tour sombre.
L'écriture, mon écriture, n'est que le déchiffrement de ce qui est déjà là, depuis des années, dans toutes ses modulations, illisible pour les autres, toujours sous la menace de s'évanouir et de se dissoudre.
L'effacement de la mort nettoyée, blancheur d'os de la mort devenue inutile et fortuite.
Le silence habite les mots et ce qu'ils signifient.
Comme il réside dans la voix, celle qui chante, celle qui parle, celle qui murmure, celle qui hurle.
Mais il baillone le sens, l'intelligibilité des paroles.
Absence.
Jamais ne sont morts les accents, les inflexions, les vibrations de la voix ou du corps.
Ils persistent.
Ils résistent.
Le silence de l'intérieur, c'est un souffle autour de rien.
C'est LA geste de la voix.
On peut crier.
On peut avoir la voix puissante et tragique d'une Kirstin Flaagstaad.
On peut murmurer comme dans un film de Resnais.
La voix, étrange objet qui troue le silence et qui, sitôt advenue s'éteint et retourne au silence comme si elle en était née.
Évènement éphémère, aérien, sitôt surgie, sitôt dérobée.
La voix comme la danse.
Volatile, évanescente, immatérielle, rayonnante et parfois ombreuse.
La voix comme une prière, une magie.
Habitée.
La voix et le silence, Charybde et Scylla à la pointe du rien, dans l'impossible limite.
Et l'objet du désir reste indéfinissable, seul se marque le point de résistance où se tenir, le point où sauvegarder l'infinie capacité à aimer l'Absent, le Silencieux, la Bouche d'ombre, ma Tour sombre.
L'écriture, mon écriture, n'est que le déchiffrement de ce qui est déjà là, depuis des années, dans toutes ses modulations, illisible pour les autres, toujours sous la menace de s'évanouir et de se dissoudre.
L'effacement de la mort nettoyée, blancheur d'os de la mort devenue inutile et fortuite.


